Un couple part se ressourcer dans
une île isolée. Arrivés sur place, les époux trouvent l'île
déserte, à l'exception de la présence de quelques enfants.
Ils vont rapidement se rendre compte
que ce sont ces derniers qui exterminent les adultes.
Plus de 30 ans après sa sortie, ce
filme reste un véritable coup de poing dans l'estomac, une véritale
surprise proccurant horreur et angoisse pour celui qui a le bonheur
de le découvrir (en France grâce aux éditions WildeSide). Sur un
thème éminemment dérangeant, l'histoire développe la thèse que
les enfants et à travers eux l'humanité, doivent pour survivre
détruire les adultes. En effet si il semble impossible de vouloir
tuer un enfant, les nombreuses guerres et génocides montrés en
pré-générique se traduisent par des morts atroces chez les
enfants.
Le titre original « quien
puede matar a un nino » signifiant « qui peut tuer un
enfant? » traduit bien mieux que le ridicule titre français
l'ambiguité qui existe entre l'impossibilité morale de tuer un
enfant, et le meurtre en masse de ces enfants par la guerre.
Mais le film n'est pas seulement bon
sur le fond, il l'est également dans sa mise en scène qui mise sur
une ambiance angoissante illustrée par une musique décalée, un jeu
des enfants tous habités qui laisse place à l'interprétation quant
la raison de leur violence (les enfants sont-ils télépathes à
l'instar du village des damnés?) , et des explosions
de violence graphique assez répugnantes (vous ne verrez plus jamais les piñata de la même manière).
Quant à la dernière demi-heure elle
se permet un nihilisme absolu qu'il serait impossible de
voir actuellement au cinéma.
En définitive, un chef-d'œuvre
absolu.
Zé ben damino
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