un homme arrive en moto dans une
ville indienne où des mafieux veulent construire un casino. Il va
rendre justice.
A plus de 50 ans, Dolph Lundgren reste
l'un des héros de la botte les plus prolifiques et les plus crédibles.
Même si ses films sont tournés pour des budgets ridicules, le rendu
reste cent fois supérieur aux navets tournés à l'est par Seagal et
Vandamne. La raison est simple: à l'instar de Stallone, l'homme a
pris le contrôle intégral des films dans lesquels il joue.
Ici, l'homme est scénariste et
réalisateur, et ça se sent.
Missionary Man est un hommage au
western, renvoyant à des icones d'Eastwood, que ce soit Pale
Rider par l'aspect religieux, ou l'homme des hautes plaines
pour l'aspect fantomatique. On pense également beaucoup à Dernier
Recours de Walter Hill, qui actualisait le mythe de l'homme sans nom cher à
Léone.
Ici, tout est bon pour caresser
l'amateur dans le sens du poil: une glorification de la justice, des
bad boys vraiment méchants, des innocents indiens impuissants, et
Lundgren, incarnation héroïque tout en rudesse dont les personnages
féminins sont tous épris et qui s'envoie des téquillas toutes les 50 minutes.
Tout est bon pour sublimer l'homme: des
gros plans de botte, des gros plans de mâchoires serrées, des
ralentis dans les fusillades, et des longs plans où il roule en
Harley face au soleil couchant. Le film fait à peine 1h30, et
prouve, après the mechanik et avant Command Performance, que Dolph
est l'un des meilleur dans sa catégorie.
D'ailleurs, Stallone ne s'y est pas
trompé, puisqu'il lui permettra de revenir sur grand écran dans son
Expendables, attendu de pied ferme par tous les amateurs de botte du
monde.
Zé ben damino |