L'acteur Jean-Claude
Vandamme se retrouve pris en otage lors d'un casse de banque.
Dire que ce film était attendu par tous les aficionados du
belge à la bosse est un euphémisme. Vendu comme le meilleur rôle dramatique de
l'acteur, avec une bande-annonce faisant saliver et semblant bourrer d'humour,
on pouvait s'attendre à un retour glorieux sur grand écran d'un des meilleurs
dans sa catégorie.
La déception n'en est que plus grande : si les 20
premières minutes font illusion, avec un second degré étonnant et une humilité
rare de la part de la star, le reste n'est pas du tout du même tonneau puisque
pendant près d'une heure on va se retrouver avec une banale histoire de casse,
filmée sans aucun talent.
Mais le pire vient bien de l'énorme arnaque que constitue le
projet : on raille dans un dialogue les productions de l'est de l'acteur,
mais on n'a pas beaucoup plus de moyen pour les scènes d'action de ce film. On
se permet de critiquer John Woo dans ce qui se veut une discussion sérieuse qui
montre le manque de connaissances du scénariste (Chasse à l'homme un coup de main de Vandamne à Woo, quelle blague),
et les amateurs du Belge sont dépeints comme des demeurés voire des attardés. Pour
l'humour et le second degré, on préférera le final de Narco, autrement mieux écrit et bien plus respectueux de l'acteur.
Alors bien sur Jean-Claude joue à merveille, mais tous ceux
qui suivent sa carrière le savent depuis près de 6 ans et In Hell et Wake of death.
Si il y a bien une chose à tirer de ce film, c'est bien le monologue qui est
mis en lien et qui montre à tous ceux qui étaient lassés par les idioties
déversées par l'acteur en interview qu'il s'est amélioré avec le temps et qu'il
est un grand qui ne demande qu'à être exploité.
Ce qui n'est que rarement le cas dans ce film, qui en plus
nous inflige un final pathétique qu'aucune série b direct-to-dvd n'aurait osé
se permettre.
Nous sommes une bande de potes, amateurs de films devenus marginaux pour certains, que nous diviserons ici en 3 catégories:
- La botte: arts martiaux, flingues, et dialogues anémiques.
- Les moules-frites: humour gras, histoire simplette et bikinis.
- La lampe-torche: nuit noire, hard-rock et dépeçage.