Les tribulations
sentimentales et sexuelles d'une bande de jeunes.
Trop rapidement présenté comme un american pie français, les beaux
gosses réussit le tour de force de présenter des personnages abjects, lors
d'une jeunesse ingrate, au sein d'un groupe d'amis physiquement repoussants, intellectuellement
peu évolués et obsédés par une unique chose : trouver l'amour et le faire.
La réussite du film est de parvenir par touches
successives à une caractérisation des jeunes garçons de 15 ans. Entre jeux de rôle
minables, invocation des esprits, masturbation sur catalogue de la redoute,
tout est réussi. Les têtes horribles des acteurs principaux (horriblement
maquillés avec des pustules rajoutées au coin des lèvres) et la misère sociale
du groupe d'ami, totalement isolé et méprisé est à mille lieux des teen movies
américains.
C'est bien simple, si l'on excepte une fin bâclée, rien ne
va racheter ces jeunes qui en plus d'être obsédés, ne se font aucun cadeau
entre eux, ne pensent qu'à se piquer leurs copines, méprisent les filles aussi
laides qu'eux, et sont en rupture avec leurs parents.
Si il manque indéniablement quelque chose au film pour en
faire une réussite absolue, il reste qu'en 1h30, on rit beaucoup, souvent
grassement (les scènes de masturbation dans les chaussettes), et l'on se
replonge dans les années qui ont été si difficiles et sur lesquelles on parvient
enfin, avec le recul, à rire.
Zé ben damino
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