Un ancien parrain se
fait exécuter dans un parking souterrain. Miraculé, il va se venger.
Il ya des paradoxes dans le cinéma français. Par exemple
Richard Berry qui, à près de 60 ans et après avoir presque exclusivement œuvré
dans la comédie décide d'œuvrer dans le polar Hard-boiled, ou Jean Réno, qui
après le triptyque miraculeux « Léon-doublage
de Porco Rosso-Ronin » n'a rien
fait de son talent, décident de s'allier pour ce qui est sans doute le meilleur
polar français (hors films de Olivier Marshall).
C'est bien simple, presque tout est parfait dans le
film : une réalisation ultra-léchée, des plans séquences à faire passer le fils de l'homme pour un essai
amateur, et une utilisation de l'opéra qui sublime ce qu'on voit à l'image.
Si l'on peut regretter les choix de Marina Fois et de Kad
Merah qui donnent le sentiment que les épisodes de plus belle la vie sont interprétés par des acteurs de la comédie
française, ou le fait que chaque plan sur un véhicule est sponsorisé par la
marque aux cercles incrustés, on ne saurait que trop vous indiquer ce film qui,
même imparfait, redonne le goût pour le cinéma français à mille lieux du cinéma
pénible underground.
Un groupe de
mercenaires doit supprimer un dictateur sud américain
Après le définitif John Rambo, c'est peu dire que Stallone
était attendu avec ce film au casting hors norme. Si expendables est plus léger que son précédent opus, la nouvelle réalisation de l'étalon
italien est une pure réussite, un hommage magistral aux films d'actions des
années 80, qui utilise avec brio son casting de rêve au service d'une histoire simple(iste ?) mais
efficace.
Les scènes d'action sont extrêmement violentes, les
dialogues magnifiquement écrits, renvoient à ce qui se fait de mieux dans le
genre, et l'humour omniprésent ajoute, à la manière de Démolition man ou de double
détente un charme certain à un film qui n'en manque pas.
Les quelques limites du film (effets numériques parfois
faiblards, scènes d'actions parfois trop hachées) sont vite oubliées face à l'énergie
de l'ensemble et au plaisir de revoir dans des rôles puissants des acteurs de
la classe de Lundgren ou de Rourke.
A la manière de Eastwood, dont impitoyable avait enterré en grandes pompes le western, genre qui l'avait
vu naître, expendables
met en beauté un terme aux actionners des 80's.
C'est avec une certaine fierté que nous annonçons que visions, le second court-métrage des amis de la botte, a été retenu pour le festival Lons Angeles, de Lons-Le-Saunier dans le jura. Nous serons diffusés le samedi 25 septembre.
Vous pourrez donc venir le voir, et rencontrer les amis de la botte, et prendre des renseignements si vous souhaitez participer aux prochains projets.
la 3 me réalisation des amis de la botte est en tournage, après visions, nous tournons une histoire qui ne devrait pas excéder quelques minutes. Le résultat sans doute vers la Toussaint.
des flics et des dealers sont contraints de coopérer pour survivre alors que le monde est envahi par des zombies.
le cinéma français se porte très bien. C'est la première sensation qu'on a au sortir de la projection de la horde, film imparfait mais oh combien jouissif, qui ne connaitra aucun temps mort pendant 1h30. Tout est là: de l'action, des dialogues d'une crudité à faire pâlir le plus blasé des spectateurs, de la démesure totale qui confine au sublime (comme cette scène où une zombie est tuée à coups de frigidaire dans la tronche), et de l'humour complètement décalé.
Alors bien sur, quelques dialogues sont mal interprétés, la caméra trop mobile rend parfois certaines scènes illisibles, le scénario manque un brin d'ambition, et le rap du générique de fin est d'une médiocrité rare. Mais est-ce suffisant pour expliquer l'acharnement médiatique d'une presse qui dans le même temps acclamerait le même film s'il était produit par Europacorp ou n'importe quelle boîte de production un peu plus argentée?
A l'évidence non, et le manque de soutien envers une production de genre hexagonale pourtant anémique ne peut que décourager les plus passionnés d'entre nous.
Alors vraiment, si vous aimez le cinéma bis et les films d'actions burnés, courrez voir ce film pendant qu'il est encore programmé, ce sera à la fois un acte militant et un vrai moment de bonheur, à mille lieu du formatage bien pensant de films aussi mongoloïdes qu'Avatar.
Une très bonne année 2010 à toutes et à tous! En éspèrant une année pleine de bons films, avec très bientôt le prochain Clint et aussi ajouter un nouveau court-métrage à notre actif.
un groupe de navy seals est envoyé
au nigéria en pleine guerre civile pour extrader une doctoresse.
Celle-ci refuse d'être extradée si les hommes du dispensaire où
elle soigne ne le sont pas également.
Le sauvetage héroïque peut alors
commencer.
On croyait qu'après chuck norris et
ses portés disparus et Stallone et son Rambo 3, on avait fait le
tour des films de guerre où les gentils américains sauvent le monde
de la vermine asiatique ou communiste. On pensait que personne
n'oserait s'aventurer sur les rives de la propagande pro-occidentale.
Il n'en est rien puisque Antoine Fuqua,
le réalisateur au nom de laxatif, nous sert la pire purge de la
décennie dans le domaine. C'en est tellement caricatural que ça en
devient beau, presque poétique.
Ici, les gentils blancs catholique vont
sauver des réfugiés de méchants noirs musulmans, adeptes de la
machette.
On pourrait croire que un minimum de
noirceur dans les personnages viendra rehausser le niveau (à la
manière Rambo 2 par exemple), mais non, les militaires sont bons,
ils donnent leur ration aux paysans qui les regardent avec
admiration, ils contreviennent aux ordres pour sauver des innocents,
et lorqu'ils tuent, c'est forcément pour empêcher des meurtres ou
des viols.
Alors on se dit que si la réalisation
est excellente, elle ne sauve pas le film d'un ridicule éhonté qui
atteint son paroxysme dans un final où l'aviation viole l'espace
aérien nigérien pour secourir ses hommes en dépit de toutes les
conventions internationales. Les dernières minutes sombrent dans la
médiocrité la plus abyssale, avec les soldats en sang qui arrivent
en héros aux frontières camerounaises et qui sont loués par des
chants de la part des rescapés (ben oui, dans ces pays-là, forcément
ça chante beaucoup) et respectés par leur supérieur malgré le
fait qu'ils aient contrevenu aux ordres.
un homme, perdu dans les montagnes,
est la cible de mystérieux tireurs.
Premier film de son réalisateur, les
proies ( en vo El Rey de la Montaña soit le roi de la
montagne...) n'est pas un survival comme les autres. Si la première
moitié énumère tous les lieux-communs du genre, elle le fait avec
une économie de dialogues et d'effets qui fait que toutes les
apparitions de la violence arrivent comme des explosion, et de ce
fait, surprennent et inquiètent.
Mais ce qui fait la force de ce court
(1h25) long-métrage, c'est bien la formidable idée amenée à une
vingtaine de minutes de la fin concernant l'identité des tireurs.
Car à l'opposé des autres films produits à la chaine du style
détour mortel, l'ambition du réalisateur n'est pas que de
fournir un bon film de genre. Il s'agit ici d'apporter une véritable
réflexion sur la valeur de la réalité et l'influence du jeux vidéo
et des autres réalités virtuelles.
Si le propos est très discutable ( le
film peut sembler réactionnaire), il a au moins le mérite de
bousculer les convenances et d'être sujet à réflexion. Sa
réalisation efficace et son excellente interprétation en font un
objet hautement recommandable, qui mérite mieux que sa sortie à la
sauvette durant l'été 2008.
L'excellente édition dvd de wild side
est une bonne occasion de (re)découvrir ce film.
Un couple part se ressourcer dans
une île isolée. Arrivés sur place, les époux trouvent l'île
déserte, à l'exception de la présence de quelques enfants.
Ils vont rapidement se rendre compte
que ce sont ces derniers qui exterminent les adultes.
Plus de 30 ans après sa sortie, ce
filme reste un véritable coup de poing dans l'estomac, une véritale
surprise proccurant horreur et angoisse pour celui qui a le bonheur
de le découvrir (en France grâce aux éditions WildeSide). Sur un
thème éminemment dérangeant, l'histoire développe la thèse que
les enfants et à travers eux l'humanité, doivent pour survivre
détruire les adultes. En effet si il semble impossible de vouloir
tuer un enfant, les nombreuses guerres et génocides montrés en
pré-générique se traduisent par des morts atroces chez les
enfants.
Le titre original « quien
puede matar a un nino » signifiant « qui peut tuer un
enfant? » traduit bien mieux que le ridicule titre français
l'ambiguité qui existe entre l'impossibilité morale de tuer un
enfant, et le meurtre en masse de ces enfants par la guerre.
Mais le film n'est pas seulement bon
sur le fond, il l'est également dans sa mise en scène qui mise sur
une ambiance angoissante illustrée par une musique décalée, un jeu
des enfants tous habités qui laisse place à l'interprétation quant
la raison de leur violence (les enfants sont-ils télépathes à
l'instar du village desdamnés?) , et des explosions
de violence graphique assez répugnantes (vous ne verrez plus jamais les piñata de la même manière).
Quant à la dernière demi-heure elle
se permet un nihilisme absolu qu'il serait impossible de
voir actuellement au cinéma.
En définitive, un chef-d'œuvre
absolu.
Zé ben damino
tous droits réservés pour la photo à
Wilde Side vidéo
Le magazine des bourrins est de retour en kiosque, au prix de 4 euros 50 cents pour 68 pages. Si c'est indéniablement cher, le plaisir de retrouver un journal qui fait la part belle à la botte est un plaisir qui mérite un effort financier.
Si certains articles font un peu beaufs ( la partie zone rose fait penser à du maximal ou du fhm), d'autres sont un vrai bonheur, comme ce dossier de 10 pages qui revient sur la carrière du grand Stallone, et qui est écrit avec humour et passion
Alors vive la presse papier, et surtout celle cinématographique spécialisée pour nous, les amateurs d'action décérébrée!
Les 3 minutes qui suivent ne pourront que vous mettre la larme à l'oeil devant un tel retour des années 80: de l'action, des explosions, des vrais cascades (et pas des cgi moisis), des acteurs qu'on a tous adoré gamins, des petites blagues, des jolies poules et un scénario qui a l'air de tenir sur un paquet de clopes.
Le rêve est proche, et son orchestrateur devra être loué pendant des années. Vive Sylvestre, le demi-dieu vivant!
l'institut lumière et l'association AOA production projetteront 3 films de Dario Argento le vendredi 13 novembre 2009 à partir de 20h, dans le cadre de l'épouvantable vendredi:
-Suspiria (qui sera diffusé en hd) - Ténèbre (l'un des meilleurs films du maestro) -Phénomène (pour ce dernier j'avoue que je ne vois pas trop l'intérêt)
Nos collègues du blog des ingoruptibles organisent un jeu-concours pour gagner des places, si vous êtes intéressés, cliquez-ici
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un homme arrive en moto dans une
ville indienne où des mafieux veulent construire un casino. Il va
rendre justice.
A plus de 50 ans, Dolph Lundgren reste
l'un des héros de la botte les plus prolifiques et les plus crédibles.
Même si ses films sont tournés pour des budgets ridicules, le rendu
reste cent fois supérieur aux navets tournés à l'est par Seagal et
Vandamne. La raison est simple: à l'instar de Stallone, l'homme a
pris le contrôle intégral des films dans lesquels il joue.
Ici, l'homme est scénariste et
réalisateur, et ça se sent.
Missionary Man est un hommage au
western, renvoyant à des icones d'Eastwood, que ce soit PaleRider par l'aspect religieux, ou l'homme des hautes plaines
pour l'aspect fantomatique. On pense également beaucoup à Dernier
Recours de Walter Hill, qui actualisait le mythe de l'homme sans nom cher à
Léone.
Ici, tout est bon pour caresser
l'amateur dans le sens du poil: une glorification de la justice, des
bad boys vraiment méchants, des innocents indiens impuissants, et
Lundgren, incarnation héroïque tout en rudesse dont les personnages
féminins sont tous épris et qui s'envoie des téquillas toutes les 50 minutes.
Tout est bon pour sublimer l'homme: des
gros plans de botte, des gros plans de mâchoires serrées, des
ralentis dans les fusillades, et des longs plans où il roule en
Harley face au soleil couchant. Le film fait à peine 1h30, et
prouve, après the mechanik et avant Command Performance, que Dolph
est l'un des meilleur dans sa catégorie.
D'ailleurs, Stallone ne s'y est pas
trompé, puisqu'il lui permettra de revenir sur grand écran dans son
Expendables, attendu de pied ferme par tous les amateurs de botte du
monde.
C'est un peu de notre enfance qui s'en va avec la disparition de René des Musclés.
L'essence même de la moule-frite: un esprit paillard, des gens qui gagnent leur vie en faisant des conneries qui influenceront des milliers de gamins et qui réussiront à rester dans leur délire, tout en ayant un indéniable talent musical.
L'acteur Jean-Claude
Vandamme se retrouve pris en otage lors d'un casse de banque.
Dire que ce film était attendu par tous les aficionados du
belge à la bosse est un euphémisme. Vendu comme le meilleur rôle dramatique de
l'acteur, avec une bande-annonce faisant saliver et semblant bourrer d'humour,
on pouvait s'attendre à un retour glorieux sur grand écran d'un des meilleurs
dans sa catégorie.
La déception n'en est que plus grande : si les 20
premières minutes font illusion, avec un second degré étonnant et une humilité
rare de la part de la star, le reste n'est pas du tout du même tonneau puisque
pendant près d'une heure on va se retrouver avec une banale histoire de casse,
filmée sans aucun talent.
Mais le pire vient bien de l'énorme arnaque que constitue le
projet : on raille dans un dialogue les productions de l'est de l'acteur,
mais on n'a pas beaucoup plus de moyen pour les scènes d'action de ce film. On
se permet de critiquer John Woo dans ce qui se veut une discussion sérieuse qui
montre le manque de connaissances du scénariste (Chasse à l'homme un coup de main de Vandamne à Woo, quelle blague),
et les amateurs du Belge sont dépeints comme des demeurés voire des attardés. Pour
l'humour et le second degré, on préférera le final de Narco, autrement mieux écrit et bien plus respectueux de l'acteur.
Alors bien sur Jean-Claude joue à merveille, mais tous ceux
qui suivent sa carrière le savent depuis près de 6 ans et In Hell et Wake of death.
Si il y a bien une chose à tirer de ce film, c'est bien le monologue qui est
mis en lien et qui montre à tous ceux qui étaient lassés par les idioties
déversées par l'acteur en interview qu'il s'est amélioré avec le temps et qu'il
est un grand qui ne demande qu'à être exploité.
Ce qui n'est que rarement le cas dans ce film, qui en plus
nous inflige un final pathétique qu'aucune série b direct-to-dvd n'aurait osé
se permettre.
L'histoire d'un attentat contre les chefs du 3ème Reich.
Attention, c'est du très lourd qui arrive avec ce film. Considéré comme définitivement perdu après son calamiteux boulevard de la mort et laminé à Cannes par des critiques jugeant le film bavard, Tarantino se paie le luxe de rallonger la version projetée au festival et de réaliser un objet qui ne ressemble à rien d'autre dans le genre, un véritable ovni maîtrisé de bout en bout.
Sur un scénario relativement simple, l'homme se permet le luxe d'appliquer son humour et sa violence extrême à la période la plus trouble de l'histoire de l'Europe. Mais alors que la bande-annonce laissait craindre le pire, avec cet Hitler d'opérette surjouant jusqu'au grotesque, la vision du film dans son intégralité dévoile la véritable ambition du réalisateur scénariste : non pas faire un film de guerre historique, mais bien tourner un film d'action décalé et hors norme.
Il faut bien dire que tout le scepticisme que l'on pouvait avoir vis-à-vis de cette démarche s'envole dès les premières minutes : musiques formidablement choisies, chapitrage à la manière de Pulp Fiction et kill bill, tension dramatique à son paroxysme, et scène d'action sèche et brutale. On est en terrain connu, mais l'homme évite la redite grâce à une mise sous tension de tous les instants par des dialogues beaucoup plus efficaces et moins poseurs que par le passé et un cadrage de l'action qui renvoi à la maitrise formelle du premier kill bill.
Les personnages sont caricaturaux au possible, des nazis bêtes et méchants aux batards violents et stupides. Tous ne brillent que par leur désir de voir leurs adversaires morts et leur absence d'une quelconque vision intelligente de la guerre.
Enfin, l'humour omniprésent terminera d'achever le spectateur réceptif à une démarche des plus borderline : s'approprier un sujet historique pour en faire une commémoration du bis, un film qui frôle parfois le ridicule sans jamais y sombrer (comme lors de cette interruption de l'action pour présenter un personnage qui rappelle fortement la présentation du commissaire dans la cité de la peur).
Bien plus que dans son précédent opus, Tarantino réalise son objectif : faire un film techniquement parfait au service d'une histoire bis et ainsi rendre le meilleur hommage à l'univers des années 70 qu'il n'a jamais cessé de défendre.
Le film de cet été 2009, dont le final d'une audace proprement incroyable est à mille lieux de ce à quoi on peut s'attendre et qui montre qu'un réalisateur de talent peut, dès lors qu'il en a l'audace, tout se permettre.
une mystérieuse capuche pour le deuxième court-métrage, plus orienté sf, de l'association des amis de la botte qui sera tourné durant le mois d'août 2009.
Si jamais vous êtes jurassiens (et surtout jurassiennes), disponibles, et que vous voulez participer, faites-nous signe en envoyant un mail à l'association, ou en laissant un commentaire sur le blog.
Un homme, fraichement
sorti de prison, se fait voler sa voiture avec à l'arrière son jeune fils. Pour
le récupérer, il devra affronter des trafiquants.
Ah, l'été, le temps d'un
relâchement des neurones et du visionnage de films aussi intellectuellement prenant qu'un article
de presse sur Secret story.
Waist Deep vaut son pesant de cacahouètes, et gagne haut la
main le concours de l'affiche la plus conforme au film qu'elle représente :
des blacks, des nanas peu farouches, des flingues, des méchants gangsters et
des explosions. Rajoutez à cela des musiques hip hop, un voleur au grand cœur et
une fin guimauve au possible, le tout pour une durée de moins de 1h40.
Techniquement le film fait partie du haut du pavé avec un
réalisateur qui connaît son travail ( il sera sur de nombreux épisodes de the
shield), et des acteurs tous excellents, Tyrese Gibson en tête. On ne saurait
dès lors bouder son plaisir face à un direct-to-dvd d'une qualité rare, qui
donne au spectateur ce qui lui est promis : un spectacle primaire
jouissif.
Un groupe de cadres
parti faire un stage de paint-ball se retrouve pris en chasse par les membres d'une
secte.
Autant le dire tout de suite, nous ne nous trouvons pas ici
en présence d'un chef-d'œuvre. Le scénario est ultra classique, les dialogues
limités, les acteurs fades et la réalisation très moyenne ( les cascades notamment
sont trop visibles).
Est-ce pour autant un authentique navet ? Tout dépend
ce que vous attendez du film, car tout les stéréotypes des productions U.S.
formatées pour le marché du direct to dvd sont présents : une scène d'intro
qui claque, une exposition de 20 minutes qui ne sert à rien, des guitares
électriques qui crachent, des nanas à tomber par terre qui courent avec des minishorts
en étant poursuivies par des illuminés sectaires, un noir au grand cœur qui se
fait tuer presque en premier, et un final à la compte de la crypte. Le tout
pour une durée d'1h20 et avec un prix d'1 euro sur le net.
Donc si vous êtes disposés à voir un truc sans âme mais
néanmoins sympathique et que vous êtes plusieurs (c'est toujours mieux à
plusieurs ce genre de chose), ne soyez pas trop regardant et vous passerez un
bon moment.
Suite à une fuite de
produits toxiques, les morts reprennent vie dans une petite ville américaine dont
le lycée s'apprête à fêter le bal de fin d'année.
Premier film de son réalisateur, Dance of the dead est un film qui allie second degré et horreur,
personnages stéréotypés (la pom-pom girl, le costaud violent, l'exclu au grand cœur..)
et histoire archi-conventionnelle. L'ensemble est plutôt sympathique, même si
on est très loin de la réussite de the
faculty, dans un registre similaire. En effet, le film ne se prend jamais au
sérieux, et à du mal à instaurer la tension auprès du spectateur. L'humour
assez sympathique au début, devient pesant vers la fin.
Toutefois, pour un
dt-dvd, la réalisation est très soignée, les éclairages sont magnifiques, et l'on
passe un agréable moment. De plus, le film n'excédant pas 1h10 (sans
générique), ne connaissant aucun temps mort, et possédant quelques trouvailles
sympathiques (le rock arrête les zombies dans une scène vraiment drôle), on ne
peut que vous en conseiller le visionnage entre amis pour passer une bonne
soirée.
Les tribulations
sentimentales et sexuelles d'une bande de jeunes.
Trop rapidement présenté comme un american pie français, les beaux
gosses réussit le tour de force de présenter des personnages abjects, lors
d'une jeunesse ingrate, au sein d'un groupe d'amis physiquement repoussants, intellectuellement
peu évolués et obsédés par une unique chose : trouver l'amour et le faire.
La réussite du film est de parvenir par touches
successives à une caractérisation des jeunes garçons de 15 ans. Entre jeux de rôle
minables, invocation des esprits, masturbation sur catalogue de la redoute,
tout est réussi. Les têtes horribles des acteurs principaux (horriblement
maquillés avec des pustules rajoutées au coin des lèvres) et la misère sociale
du groupe d'ami, totalement isolé et méprisé est à mille lieux des teen movies
américains.
C'est bien simple, si l'on excepte une fin bâclée, rien ne
va racheter ces jeunes qui en plus d'être obsédés, ne se font aucun cadeau
entre eux, ne pensent qu'à se piquer leurs copines, méprisent les filles aussi
laides qu'eux, et sont en rupture avec leurs parents.
Si il manque indéniablement quelque chose au film pour en
faire une réussite absolue, il reste qu'en 1h30, on rit beaucoup, souvent
grassement (les scènes de masturbation dans les chaussettes), et l'on se
replonge dans les années qui ont été si difficiles et sur lesquelles on parvient
enfin, avec le recul, à rire.
Les origines du mutant
griffu membre des x-men, entre ses débuts militaires et le projet arme-x, en
passant par l'affrontement avec dent-de-sabre et deadpool.
Massacré par la critique à la sortie, le film sera sans
doute visible à nouveau lors de la fête du cinéma. L'occasion, pour ceux qui
étaient passé à côté, de se rattraper. Pour expliquer le rejet critique, on
peut sans doute se baser sur la sortie du Dark
Knight l'an dernier et de Watchmen cette
année, films qui faisaient preuve d'une grande qualité d'écriture, et qui
faisaient la joie d'un public adulte.
La perspective de retourner aux bases du comics-book peut en
rebuter plus d'un, ce serait oublier que le comics est avant toute chose l'histoire
d'un justicier qui fritte des bandits sur des pleines pages bourrées de
couleur. Ici, de ce point de vue, le film remplit pleinement ses objectifs. On
ne s'ennuie jamais, les scènes d'action sont spectaculaires, il y a de l'humour
(certes parfois un peu lourdingue comme la scène d'évasion nue), et surtout
Hugues Jackman est Wolverine, bestial et spectaculaire.
Néanmoins, on ne saurait que regretter les infidélités
(wolverine volontaire pour le projet arme X) voire les trahisons (le personnage
de Deadpool par exemple) au comics original, et le fait que la dimension
psychologique du personnage soit aussi peu mise en avant.
Passée cette
critique, le film est un plaisir pour les amateurs de bourrinerie super-héroïque,
un régal que nous ne saurions que vous conseiller. En d'autres termes,
Wolverine est au personnage ce que Rocky 3 l'œil du tigre est à Rocky, un film
efficace, bourrin, mais sans beaucoup de profondeur.
Si on accèpte cela, on conviendra qu'il n'y a pas de quoi
huer le film comme il l'a été partout dans la presse.
Zé ben
damino
Tous droits reserves pour la photo à Twentieth Century Fox
France
trois films importants autour des zombies sortiront en 2009,et voici les bandes-annonces
1) Rec2 réalisé et scénarisé par la même équipe que le premier épisode. Le traitement à l'air le même que celui qui était appliqué à Aliens par rapport à Alien.
un meute de zombies, l'armée envoyée sur les lieux de l'épisode 1 et un massacre en règle des militaires. la bande-annonce, regardez la vidéo ci-dessous
2) Zombieland qui est un premier film et qui semble fortement inspiré (pour rester poli) par Shawn of the Dead, nous permet de retrouver la bonne vieille trogne de Woody Harrelson qui semble cabotiner à mort.
3) le nouveau film de Gorges Roméro, au titre non encore défini voit l'inventeur du genre revenir à une caméra fixe après l'expérience (manquée?) de Diarry of the Dead. En espérant un scénario qui tienne la route cette fois.
La lutte des humains
contre les machines, sous la houlette de John Connor, après que le jugement
dernier ait eu lieu.
La dernière demi-heure de Terminator 3 (film imparfait mais au
final audacieux) clôturait une saga de science-fiction qui fait rêver depuis 25
ans les amateurs d'action et de fantastique. Désormais, pour continuer une
franchise passionnante, il ne restait qu'à mettre en œuvre ce qui n'était
présenté que quelques minutes dans l'ensemble des films : la guerre entre
les humains et les machines, dominées par Skynet.
Ce qui était une bonne idée sur papier est un véritable
cauchemar à l'écran. Entre les mains d'un réalisateur raté ( McG « auteur »
des 2 drôles de dames), avec un
scénario remanié maintes fois et avec un Christian Bale aussi monolithique et
inexpressif que Seagal à ses pires heures, tout confine au naufrage.
Le film, au budget pourtant conséquent, masque un manque de
décors par un travail sur les couleurs et la pellicule et à recours à des
grands déserts pour masquer le manque de travail sur une vision cinégénique d'un
futur post-apocalyptique. C'est simple, on croit plus à l'apocalypse dans Mad Max 2 qui date de 1981 que dans Terminator Renaissance.
Le film ne fait jamais peur, et on n'a jamais d'affrontements à
grande échelle entre humains et machines, mais une multitude de combats entre 2
ou 3 humains et un robot.
Mais le pire vient probablement d'un scénario aberrant,
indigne d'un comics-book de 24 pages, qui ne caractérise aucun de ses
personnages (Connor est un sous-Rambo d'opérette, la fille est belle et
stupide) et qui cumule des erreurs incompréhensibles, telle cette scène d'ouverture
qui n'a d'autre justification que celle d'ôter tout effet de surprise à la
suite.
Et les références (trop ?) explicites aux autres opus
ne rachètent rien et fatiguent par leur manque d'inventivité : je
reviendrais, viensavec moi si tu veux vivre, et la musique des gun's roses…. Pitié
n'en jetez plus !
Quant au final, ceux que le pouce dans la lave de l'épisode
2 avaient déjà échaudés seront écœurés jusqu'à la nausée par sa mièvrerie
Après Indiana Jones 4, voici donc une nouvelle franchise
culte des années 80 massacrée. Mieux vaut parfois passer à autre chose…
Dire qu'on l'avait raté celui-là. Depuis le début de l'année, un jeu vidéo pour téléphone portable est sorti, avec le barbu à la bière en personnage principal.
Alors que nous attendons toujours un nouveau film où Chuck distribuerait des claques en descendant des Buds ruisselantes sur son corps de demi-dieu sur un doublage français en roues libres, c'est bien le jeu vidéo qui vient à la rescousse du héros de Delta Force.
Le trailer est bourré d'humour, et le jeu est bien noté partout, il ne reste plus qu'à avoir le téléphone adéquat, et à espérer une adaptation console (un jeu Ds serait parfait).
le titre du jeu est tout un programme: Chuck Norris: plus fort que la douleur
Un couple part un
week-end au bord d'un lac en pleine forêt. En demandant à des jeunes de faire
moins de bruit, ils ne savent pas qu'ils viennent de déclencher une spirale de
violence.
Premier film de son réalisateur, Eden Lake est l'une des plus belle claque du cinéma de genre de
2008, que la sortie dvd permet aux retardataires de rattraper. Alors que le
cinéma de genre américain, et dans une moindre mesure français, mesure la
qualité de ses films aux litres de sang versé, le cinéma anglais (Creap ou theDescent) mise beaucoup plus sur l'ambiance poisseuse et la qualité de l'éclairage
pour créer le malaise. Ici, quelques scènes gores, mais surtout un scénario qui
va droit au but, limite les dialogues et crée la tension.
Le casting est parfait, la bande de jeunes est
représentative d'une frange de sa génération, avec une culture de l'image et de
la cruauté via un héritage familial dont il est difficile de s'échapper. Les
adultes sont de deux sortes : une classe aisée qui ne comprend pas ce qui
lui arrive, et une classe populaire violente et protectrice. Si le film n'a
aucune vocation à l'universalité, cela fait tout de même du bien de sortir des
clichés du pauvre au grand cœur et du riche enfoiré.
En moins d'1h30, le film fait peur, effraie même et se
termine sur un final désespéré, comme the Mist ou 30 jours de nuit l'avaient
fait auparavant. 2008 restera sans conteste comme l'année du fantastique noir,
loin des productions formatées pour teenager.
Des jeunes élèves
d'une école de pilotes doivent faire face à une vague de destruction causée par
un belligérant du futur.
On ne peut ôter à Abrahams le fait d'avoir relancé le buzz
autour d'une série qui ne faisait plus recette qu'auprès des geeks et des
quadragénaires. Au moyen d'une campagne marketing savamment orchestrée, il a
recréé de l'intérêt pour une série qui a sans doute révolutionné son époque,
mais qui est devenue désuète et démodée. Avec pas loin de 200 millions de
recettes aux Etats-Unis la réussite économiques de l'entreprise est évidente.
D'un point de vue artistique, la question est plus
discutable. En effet, on a le sentiment que tous les stéréotypes sont utilisés,
aussi bien du point de vue des personnages (le jeune orphelin écorché vif, le
métisse qui est rejeté par chacune de ses cultures…) que du point de vue du
scénario ( les deux personnages principaux opposés se détestent puis apprennent
à devenir complémentaire). De plus, avec une durée de plus de 2 heures, on
aurait pu penser que le scénario révélerait de nombreuses facettes, mais il se
limite à son pitch initial assez limité ; en gros on se retrouve avec les
gentils, les méchants et c'est tout !
Mais tout n'est pas mauvais dans ce reboot de la saga ,
et ce d'un point de vue technique principalement. Le film est impressionnant
techniquement, bénéficiant d'un budget et d'effets spéciaux des plus
importants. C'est bien simple, ces dernières années on n'a pas vu plus beau
film de science-fiction, si l'on excepte le 3ème épisode de star wars.
Il est toutefois regrettable de constater que cette débauche
de moyen n'est qu'un subterfuge pour faire croire à une réelle volonté
artistique de la part d'un studio assurément plus enclin à faire des dollars qu'à
produire un bon film.
Pour le spectateur il reste
un film à voir accompagné d'un plat de moules et d'un godet d'alcool pour mieux faire
passer les lacunes d'un scénario que n'aurait pas renié Luc Besson .
Après avoir refusé un
prêt à une vieille femme, une employée de banque est victime d'une malédiction
gitane.
Après un Spider-Man 3
bavard et inégal (sans doute en raison d'une ambition démesurée), la
perspective de voir revenir Sam Raimi au genre qui l'a vu naître était à la
fois réjouissante et inquiétante. Réjouissante car la saga Evil Dead reste comme un sommet du fantastique, inquiétante car
depuis Darkman, le réalisateur ne
parvenait plus à faire peur.
En revenant à un budget plus raisonnable (on parle quand
même de 20 millions de dollars), le réalisateur se permet de réinventer sa
façon de filmer, de retourner à des mouvements de caméra hallucinants, à un
scénario basic bourré d'humour et à un côté contes de la crypte des plus
réjouissant. De plus, alors que dans son dernier film, les dialogues crétins ne
faisaient qu'alourdir le propos, ils sont ici particulièrement efficaces et
accentuent le côté bis de l'entreprise.
A la fois drôle et flippant aidé par des acteurs
convainquants, le film se permet de revenir sur tous les stéréotypes (le diseur
de bonne aventure, les sacrifices, la cérémonie) du film de malédiction sans
que cela pose aucun problème.
Si le film est surévalué par la critique du fait de son
réalisateur (on a du mal à comprendre la raison d'une sélection officielle à
Cannes) et qu'on espère voir plus ambitieux de la part d'autres défenseurs du
fantastique, il témoigne de la bonne santé d'un réalisateur que l'on croyait
définitivement vendu aux majors, et rien que pour ça mérite toute notre
attention.
Après deux mois d'absence, il convenait de choisir un thème intéressant pour le retour du blog. L'actualité étant chargée (Wolverine, Star Trek), et après avoir assisté à une nuit Carpenter parfaite à Lyon vendredi dernier, il fallait un thème simple et efficace.
Quoi de mieux que notre belge préféré qui revient deux fois en 2009, avec Universal Soldier 3 (avec Dolph Lundgren) mais aussi avec The eagle path qu'il a écrit et réalisé (ce qu'il n'avait pas fait depuis 1996 et le grand tournoi).
C'est donc avec le trailer de ce dernier film, qui fleur bon la série b d'action que le blog des amis de la botte fait son retour.
En plein Cannes, il est toujours important de rappeler qu'un autre cinéma est possible!
Les espions de la nsa
se font liquider. Pour enquêter, les services secrets décident de placer un
inconnu en territoire ennemi, et choisissent… un délinquant qui filme ses vols
de voiture et les place sur le nets !
Alors que Fast and
furious 4 s'apprête à débouler sur les écrans, preuve évidente de l'incapacité
de Vin Diesel à se réinventer, et bien pire de celle du cinéma d'action des années
2000 à créer autre chose que des suites ou des relunch, il peut être
intéressant de se plonger dans XXX,
maître-étalon du cinéma d'action démago à l'intention des jeunes.
Pour commencer, le héros est d'une imbécillité abyssale, ayant
des revendications qu'un mec de 20 ans ne saurait soutenir sans rougir. La
scène qui l'introduit est éloquente : il vole et détruit la voiture d'un
sénateur, au motif que celui-ci à critiqué les films violents et les jeux
vidéos. C'est bien là un motif de rébellion pour la jeunesse américaine !
Bien sur, il fait de
la moto et sait skater, voire surfer, et comble du cynisme, il fait la leçon
aux jeunes qui fument pour leur dire que le tabac tue.
Mais le sel du film ne se situe pas que dans son personnage
principal, en effet, on retrouve de nombreux éléments qui renvoient au meilleur
de la Canon des
années 80, avec des méchants venus de l'est avec un groupe portant le doux non
de « anarky 99 » et dont le but est… de tuer tout le monde ! A côté,
les James Bond semblent des monuments scénaristiques.
La violence omniprésente est complètement édulcorée,
beaucoup de morts, peu de sang, accentuant la totale irresponsabilité de l'ensemble.
Les femmes sont également mises en valeur, comme en témoigne
ce truculent dialogue :
« -t'es sa femme ?
-si tu peux me payer autant que lui, je peux être la tienne
aussi ».
Autant dire que les féministes vont se régaler avec cet
étalage de corps féminins abandonnant toute dignité.
Pour terminer, on ajoute Trejo et Jackson qui viennent
cachetonner, Diesel aussi expressif que Seagal, et on obtient un film de botte
bien lourd et qui tache, complètement à la ramasse qui sera adoré par les inrocks
et les cahiers du cinéma (véridique) alors même qu'ils critiqueront le travail
de Stallone sur Rambo 4 qu'ils jugeront trop violent. Mais les voies de ces
journaux sont impénétrables
Zé ben damino
Tous droits réservés pour la photo à Columbia TriStar Films
ça y est, l'aventure peut continuer de façon officielle! depuis le 21 février 2009, les amis de la botte sont une association loi 1901. Pour voir la publication au journal officiel, cliquez ici
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Après une édition Rob zombie et une édition maison hantée, l'institut Lumières de Lyon, dans le cadre des épouvantables vendredi, connaitra une 3ème édition consacrée à John Carpenter.
Attention, c'est du lourd, puisque les 3 films programmés seront: -l'antre de la folie -le prince des ténèbres -vampires
Nous sommes une bande de potes, amateurs de films devenus marginaux pour certains, que nous diviserons ici en 3 catégories:
- La botte: arts martiaux, flingues, et dialogues anémiques.
- Les moules-frites: humour gras, histoire simplette et bikinis.
- La lampe-torche: nuit noire, hard-rock et dépeçage.